Après avoir échoué à la députation nationale pour la législature 2024-2028, l’ancien député inscrit à l’époque sur la liste du Mouvement de Libération du Congo, Jean-Jacques Mamba a choisi de rallier le mouvement rebelle Alliance fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa. C’est depuis janvier 2024 que cette nouvelle recrue politique du M23 a démissionné de ce parti de JP. Bemba. De Bruxelles où il réside, il a désormais opté pour l’opposition armée.
Beaucoup d’autres politiciens qui se trouvent dans la situation de désespoir politique de Corneille Nangaa et de Jean-Jacques Mamba sont tentés par cette aventure du M23. Ils sont hantés par l’idée de renforcer la branche politique de ce mouvement armé pour peser en cas des négociations. Nul n’est besoin de rappeler que le spectre du dialogue politique s’éloigne de plus en plus de l’imaginaire des Congolais qui haïssent ce mouvement rebelle à la solde de Kigali. De partout, ils manifestent leur ras-le-bol en réaffirmant l’intégrité de la République démocratique du Congo sur ses frontières héritées de la colonisation.
Ne trouvant pas d’issue politique à Kinshasa pour avoir échoué à s’intégrer dans la nouvelle dynamique politique, Nangaa et Mamba jouent, le tout pour le tout, en rêvant d’un dialogue de partage du gâteau avec le gouvernement de Kinshasa.
Entretemps, l’Informateur poursuit pour la seconde phase ses contacts en vue d’identifier la nouvelle majorité au Parlement. Il faudra s’attendre à de nouvelles frustrations pour ceux qui n’en feront pas partie. Les personnes habituées à mener un certain train de vie aux frais du Trésor public, ne sont pas prêtes à admettre leur nouvelle situation qui s’apparenterait à un quinquennat de chômage. Rejoindre le M23 devient l’idéal en vue de se caser dans la nouvelle configuration politique.
Ces acteurs politiques qui ont pour mission de donner au M23 l’identité congolaise, sont bien conscients des atrocités que subissent les populations congolaises à la suite de cette agression du Rwanda dont s’en sert comme pantins. Contrairement aux années antérieures, la communauté internationale cible le M23 dans les violations des droits humains et lui ordonne de mettre fin à ses velléités belliqueuses avant de demander au médiateur désigné par l’Union africaine de relancer les négociations entre Tshisekedi et Kagame.
Hier encore à Luanda, Tshisekedi a réitéré sa position sur le retrait immédiat des troupes militaires RDF du territoire congolais, la cessation des hostilités au front et le cantonnement des rebelles du groupe terroriste M23.
Il faut noter que, le président angolais et président en exercice de la SADC, João Lourenço a été chargé, depuis le 4 novembre 2023, par ses pairs de la sous-région de rapprocher Kinshasa et Kigali pour parvenir à la paix dans l’Est de la RDC.
La Pros.