Au nom de la démocratie, les Congolais auront tout vu :
- Plus de 700 partis politiques
- Des émoluments exorbitants pour les députés nationaux, en plus des faveurs financières hors cadre.
- Des suppléants, presque tous membres de la famille.
- Un Président avec des émoluments de plus de deux millions de dollars en plus des avantages …
- 000 dollars promis à chaque député élu comme frais d’installation.
- Une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) alignée au Parti au pouvoir. Ce parti intime des ordres, contrôle tout… ‘’Dépendante’’ et identifiée au pouvoir en place, les idiots que nous sommes, croyons qu’elle est plutôt ‘’Indépendante.’’
- A la fin de ce processus électoral en cours, Denis Kadima, le président de la CENI deviendra, tout comme ses prédécesseurs, millionnaire. Mais si l’histoire devra lui servir de leçon, il n’a qu’à observer la fin tragique de ces présidents antérieurs de la CENI pour se rendre compte, à son tour, du sort qu’il attend !!!
Comme des pays occidentaux, la RDC et la majorité des pays africains ont donc opté pour la démocratie. Celle-ci est définie selon les paramètres internes de chaque pays, car, on nous dit, la démocratie n’est pas une recette d’importation ou d’exportation dans cet ordre d’idées. Quel paradoxe !
La démocratie dans le cas de la RDC, par exemple, les élections terminées, commence la vraie phase : celle des tractations, de la signature des accords secrets, d’arrangement des intérêts personnels et de la manipulation des chiffres. Ce n’est qu’après que le président sera proclamé ou plutôt nommé. Nous l’avons vu en 2011 lorsque Etienne Tshisekedi recevait, nuitamment, des ambassadeurs qui étaient venus le congratuler et l’appeler ‘’Mr. le Président’’ mais, curieusement, le matin, c’était plutôt Joseph Kabila Kabange qui était déclaré vainqueur des élections. En 2018, Félix Thisekedi était choisi pas son prédécesseur à la place du vrai gagnant Martin Fayilu. Actuellement, les idiots que nous sommes, attendons le gagnant des élections, alors que Félix Thisekedi boit son champagne, sachant ‘’qu’avant les élections est égale après les élections’’, pour emprunter cette logique du Général Janssens, Commandant en Chef de la Force Publique (5 juillet 1960)
Seulement, après que tout soit dit et rédigé, les présentes élections présidentielles de 2023, il faudra bien l’avouer, n’ont pas présenté des candidats viables et capables de détrôner Félix Tshisekedi.
Plusieurs raisons justifient NOTRE prise de position :
- Sur le plan interne, depuis le Maréchal Mobutu, Félix Tshiskedi peut se valoir être le vrai fils du pays, s’il faut le comparer à son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange. Pendant 18 ans de règne de Joseph Kabila comparé aux cinq ans de Félix Tshisekedi, la visibilité des symboles est frappante : l’hôpital Mama Yemo délaissé en flambeau depuis Mobutu se présente comme un bijou ; l’hôpital militaire au Camp Tshiatshi , la modernité de l’IPN, le Centre financier de Kinshasa, le Grand Marché Central, l’aménagement des routes secondaires dans Kinshasa et dans certaines régions du pays.
Dans le cadre du programme de développement local des 145 territoires, des sources sures nous confirme que le Tshiela, dans le contrée de Mayombe au Kongo central est actuellement doté d’une école moderne tandis que Lukula bénéficie d’une minoterie de manioc, exactement comme l’affirme le programme de développement que ‘’l’accès des populations des 145 territoires aux infrastructures et services socioéconomiques de base est significativement amélioré, leurs activités économiques et leur bien-être sont accrus. ‘’
Du temps de Joseph Kabila, le port ferroviaire de Matadi était pratiquement abandonné et l’ONATRA renvoyée en faillite. A la place, ‘inconscient et voyou de président avait construit un port privé d’où se faisait des exportations et de importations avec tous les frais de douanes à son profit. Aujourd’hui un port en eau profonde est en train d’être construit à Banana avec comme avantage de réduire l’influence ferroviaire du port de Pointe Noire au Congo Brazzaville.
Un argument solide pourra être avancé ; argument selon lequel de tels actes sont typiques d’un gouvernement local. Mais ce qui est différent dans le cas du Congo est le fait que depuis Mobutu, en passant par les deux Kabila, la majorité d’infrastructures laissé par la colonisation belge reste encore en place sans vraiment subir un quelconque réaménagement. Dès lors, pour une population locale qui vit dans la boue et la pauvreté la plus totale, le réaménagement d’une simple route fait la différence. Et lorsqu’un bâtiment public comme l’hôpital général ou des locaux d’une université comme l’IPN passent sous le bistouri de développement, la population prend note.
Nous n’évoquons pas ici l’épuration qui se produit dans l’armée congolaise sous le leadership de Félix Tshisekedi, épuration au sein de laquelle il est noté que de plus de 500 officiers et militaires, des vrais infiltrés placés et laissés par Joseph Kabila, la majorité est en train d’être mis en retraite ou simplement écarté et les restants sous la loupe des authentiques généraux Congolais. Aujourd’hui l’armée congolaise est classée 7ème en Afrique (Le Monde Militaire Africain, 2023). L’armée se développe lentement mais surement sous Félix Tshisekedi : ‘’4.000 officiers formés ou en train d’être formés en Israël, USA, Turquie, Indonésie et la Chine. Elle dispose de quelques avions de chasse, des drones, des missiles capables d’atteindre le Rwanda sans difficulté.’’ En plus l’armée se rajeunie avec de nouveaux recrus dont l’âge varie entre 22 à 28 ans.
Nos sources nous confirment que si le Maréchal Mobutu eut un cœur comme celui de Félix Tshisekedi, avec ses 33 ans au pouvoir, le Zaïre serait un paradis.
- Nous ne disons pas que Félix Tshisekedi était le meilleur candidat durant ces élections. Nous disons seulement qu’il était le virus le moins dangereux et viables parmi les candidats retenus par la CENI dans un Congo politique vicieux, malade et pourri.
Prenons le cas de Martin Fayulu : L’homme ne dispose même pas d’une maison. Sa femme, une Camerounaise, est la grande-sœur du grand footballeur Samuel Eto. Ce denier avait construit un hôtel à Kinshasa dans lequel martin Fayulu loue une chambre. L’homme n’a pas d’enfants, de petits-frères, de petites-sœurs, de neveux de nièces. Martin Fayulu n’assiste pas à un deuil de famille puisqu’il n’a aucun membre de famille. L’argent pour son campagne politique lui a été fourni par Moïse Katumbi.
Moïse Katumbi est ce qu’il est, avec un bagage de contestation aussi lourd qu’une pierre de 200 kilogrammes : Origines/nationalité douteuse, vol des biens publics lors de son mandat politique comme étant le gouverneur du Katanga, etc…
Matata Ponyo : L’un des grands voleurs et détourneurs des fonds publics que le pays aura connu. Ce denier est accusé d’avoir détourné, étant premier ministre de Kabila, des fonds de plus de 10 projets gouvernementaux.
Adolphe Muzito : Ancien ministre de Joseph Kabila, il dispose de pas moins de 10 maisons dans Kinshasa ; maisons achetées avec son butin de guerre. Le voleur est accusé d’avoir détourné, du temps de Kabila, tout le budget destiné pour le Fibre optique qui devait valoriser l’internet en RDC.
Le Dr. Noël Tshiani, très intelligent, un technocrate dont l’étoile s’est éteint depuis les premières élections présidentielles dont il a postulé en l’an 2018. Depuis, il fait du bruit avec son projet de Loi ( De père et de mère) qui lui a lancé aux fonds baptismaux. En vain ! Candidat Présidentiel sans base politique, en même temps candidat député national, Noël Tshiani se bat comme un diable dans un bénitier en quête d’un poste politique. Il a désisté pour Felix Tshisekedi avec espoir d’obtenir un poste dans le gouvernement, cette-fois ci.
Le Dr. Gynécologue Denis Mukwege : Un homme d’une réputation mondiale, intègre et Lauréat du Prix Nobel de la paix, il a simplement prouvé qu’en politique, être intelligent ne suffit pas si nous tenons compte de sa campagne politique des élections dernières.
Conclusion
Denis Kadima, Kimbanguiste et l’homme choisi par Félix Tshisekedi pour sécuriser sa chaise présidentielle a bien fait son travail ; car il faudra avouer qu’il a contribué largement, en tant que président de la CENI d’avoir organisé des élections le plus catastrophiques, à en croire certains reportages. Mais, en ce qui nous concerne, élections catastrophiques ou pas, de tous les candidats déclarés, Félix Tshisekedi demeure, de loin, le candidat viable de tous. Voleur comme ses semblables et un président qui est assis au sommet de la corruption étatique, il se distingue tout de changer une certaine face de la RDC compte tenu de ces accomplissements.
Les Congolais savent actuellement qui est Felix ‘’Béton’’ et de quoi il est capable dans un environnement pourri. Mais ils savent encore mieux qui est Muzito ou une piètre figure comme Matata Ponyo. Ils ne savent pas encore mieux qui est Dr. Mukwege outre sa réputation de ‘’réparateur des femmes violées. Peut-être il fera mieux lors les prochaines élections.
Pour ce cycle, Félix Tshisekedi est le virus le moins dangereux et il mérite une seconde chance, faute de mieux.
30 décembre 2023
Salomon Valaka
Avec la grande contribution
d’Edmond Pambu, depuis Tshiela
