Le processus de mise en place des institutions du deuxième quinquennat de Félix Tshisekedi semble poursuivre son petit bonhomme de chemin. Après l’élection des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs, cap sur l’Assemblée nationale dont l’élection est prévu le 8 mai prochain. Par contre, le Sénat vient de reporter sine die l’élection de son bureau définitif suite à des contraintes logistiques. Tandis que le gouvernement n’attend que le retour du Chef de l’Etat pour les derniers réglages.
Cinq ans de gouvernance, c’est beaucoup et en même temps, très peu en termes de délai pour tout accomplir. Le plus important, c’est de réaliser les priorités qui puissent répondre aux préoccupations de la population. Ce pari concerne en premier lieu l’UDPS comme fer de lance de la plateforme de la Majorité présidentielle. Tous les faits et gestes deviennent comptables devant le peuple qui continue de s’impatienter.
L’UDPS avec l’Union sacrée ont raflé la mise dans presque toutes les provinces. Sur les 19 nouveaux dirigeants, 12 sont indépendants, 2 sont officiellement membres de l’UDPS, 2 de l’AB de Sama Lukonde et les 3 autres sont issus de l’ARDEV-A de Jacques Kyabula, A24 de Fyfy Masuka ainsi que l’ANB de Guy Loando. Les indépendants tous sont proches de l’UDPS.
Au Sénat, l’Union sacrée dispose au total de 81 sièges sur les 109 que compte cette deuxième institution de la République. Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ne se contente de quelque 3 sièges.
Naturellement, cette nouvelle configuration de l’échiquier politique devra se calquer sur les autres institutions notamment, le gouvernement, les institutions citoyennes avant de parler des mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques.
Entretemps, les détracteurs de l’UDPS ont accusé le parti présidentiel d’amateurisme dans la gestion de la chose publique après plus de 37 ans de militantisme dans l’opposition. En effet, après le premier mandat mi-figue, mi-raisin, plus rien ne peut être comme avant. Kinshasa, miroir de la République, se trouve dans un état piteux. C’est l’héritage légué à l’UDPS Daniel Bumba Lubaki et au MLC Eddy Iyeli Molangi.
Cependant, en dépit de cette triste réalité, le nouveau patron de la capitale congolaise se dit capable de relever les défis de redorer l’image de Kinshasa ternie par l’insécurité urbaine, l’insalubrité, les embouteillages, le délabrement des routes… Le programme d’action du nouveau gouverneur s’articule sur des axes prioritaires inspirés de six engagements du Président Tshisekedi pour 2024-2028.
L’UDPS et l’Union sacrée qui n’ont désormais aucune excuse après s’être débarrassées de tout ce qui pouvait gêner leur parcours, doivent réussir là où tous les gouverneurs ont échoué. L’UDPS à l’épreuve de gouvernance. Il y va de sa survie politique après 2028.
La Pros.