Sur plus de 30.000 candidats ayant concouru, le CSM n’avait retenu que 5.000 qui furent répartis en deux lots, soit 2.500 à nommer en 2023 et 2.500 autres à nommer en 2024. Où en est-on avec la mise en œuvre du chronogramme initialement tracé ? Le Conseil Supérieur de la Magistrature est vivement interpellé ! Tout comme l’est également Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Magistrat Suprême. La plupart des magistrats mis en attente broient du noir à Kinshasa. D’ailleurs, certains ne savent même plus où mettre la tête, ni à quel saint se vouer…
NOTE TECHNIQUE
En date du 09/10/2022, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait organisé, sous la vision du Président de la République, un concours de recrutement de nouveaux magistrats afin de pallier à la carence décriée sur l’ensemble du territoire national.
Sur plus de 30.000 candidats ayant concouru, le CSM n’avait retenu que 5.000 qui furent répartis en deux lots, soit 2.500 à nommer en 2023 et 2.500 autres à nommer en 2024.
Alors, Ceux du premier lot furent nommés le 06/06/2023, formés puis affectés sans aucun retard et le CSM avait décidé que la même échéance d’activités sera respectée aussi pour ceux de 2024.
S’agissant du deuxième lot de 2024 dont le contrôle physique avait eu lieu depuis novembre 2023, le CSM avait convoqué tous les candidats magistrats même qui étaient en provinces de rejoindre Kinshasa où certains n’ont pas de familles d’accueil.
Il a plu au CSM en date du 07/02/2024 de publier le chronogramme des activités pour la nomination, formation et affectations des magistrats/promotion 2024.
A en croire ce chronogramme des activités, l’élaboration et transmission des projets d’ordonnances de nomination était prévu en Avril 2024.
Curieusement, jusqu’à ce jour, le CSM n’a pas encore transmis lesdits projets d’ordonnances accusant ainsi un retard inexplicable sur ce processus.
Or, les 2.500 candidats magistrats du lot de 2024 étaient déjà budgétisés dans la Loi de Finances 2024 entrée en vigueur depuis le 01/01/ de cette année en cours.
A ce jour, tous ces candidats à nommer en 2024 n’ont plus les moyens pour retourner dans leurs provinces respectives et certains sont humiliés voire chassés dans les familles d’accueil.
Considérant le retard qu’accuse ce processus de leur nomination dont le chronogramme propre du CSM est largement dépassé, ces candidats magistrats se remettent à l’équité de membres du CSM et demandent l’implication personnelle du Chef de l’État, magistrat suprême pour décanter cette situation qui n’a que trop durée.
Beaucoup de cours et tribunaux en provinces ne fonctionnent plus convenablement à cause de la carence des magistrats du siège.
