Présidée par Jean-Michel Sama Lukonde, la séance plénière est marquée par deux points majeurs à l’ordre du jour : Examen et adoption du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC et une question orale avec débat du sénateur Patrice Pungwe adressée à la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovation technologique, Marie-Thérèse Safi Sombo Ayanne sur la politique nationale d’amélioration de la qualité de l’Enseignement en République démocratique du Congo.
Concernant l’examen et adoption du projet de loi portant prorogation de l’état de siège défendu par le Ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, les sénateurs (73) ont adopté, sans aucune voix contre ni abstention, le projet de loi prorogeant l’état de siège pour 15 jours, à partir du 2 mai 2026. Dans sa présentation, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a justifié l’importance de cette mesure par la persistance des groupes armés et la nécessité de poursuivre les opérations militaires pour restaurer l’autorité de l’État.
Concernant la question orale avec débat adressée à la ministre de l’ESU, par l’honorable Pungwe Mbuyu Patrice, les sénateurs ont dressé un tableau alarmant de la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire dans notre pays ainsi que les conditions médiocres dans lesquelles on travaille : infrastructures délabrées, auditoires non équipés, amphithéâtres insuffisants, personnel académique démotivés. Une vingtaine d’élus des élus, ont dénoncé la dégradation des établissements publics dans leurs provinces, appelant à des mesures urgentes pour sauver ce secteur vital.
Face à ces critiques, la ministre Sombo a reconnu les difficultés tiut en indiquant les efforts du gouvernement pour améliorer, car un audit est en cours dans les universités publiques.
Au regard de toutes les questions soulevées, la ministre a sollicité de revenir dans 48 heures avec des réponses détaillées aux préoccupations des sénateurs.
La discussion a révélé l’ampleur de la crise dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire. Le constat est amer, plusieurs sénateurs ont qualifié le système universitaire d’un secteur au bord de l’effondrement. Et ils ont insisté sur l’urgence des investissements conséquents pour redonner espoir à la jeunesse congolaise. Après plus de quatre heures de travaux, la séance a été levée.
La Pros.
