Kinshasa, capitale de la RDC, accueille, en cette matinée à Kempiski Fleuve Congo Hôtel, un événement d’exception, placé sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi et porté par le Gouvernement que dirige la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Il s’agit de la première Table ronde de concertation sur les défis de l’Aménagement du Territoire. Prévu jusqu’à demain, mardi 5 mai, cette rencontre solennelle se conçoit comme un espace de réflexion soutenue et d’échanges approfondis autour des enjeux sectoriels les plus pressants. Durant les assises, il est attendu des participants des recommandations claires et audacieuses qui vont servir de repères pour faire de l’Aménagement du Territoire un levier de transformation nationale. Et ce, suivant la vision de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat, qui, dans le cadre de ses hautes fonctions à la tête du pays, accorde une ferme importance au développement de l’ensemble des provinces ainsi qu’à la réduction des écarts de vie entre les populations.
Sous le sceau de l’engagement gouvernemental
Dès les premières heures de la journée de ce lundi 4 mai, la Salle Panorama du Fleuve Congo Hôtel se transformera en véritable carrefour institutionnel, accueillant progressivement responsables des établissements publics, partenaires techniques et financiers, secrétaires généraux, représentants provinciaux ainsi que membres du Gouvernement, dans une montée protocolaire soigneusement orchestrée.
Chargée d’ouvrir le bal de cette table-ronde, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka prononcera un discours qui sera précédé, précise-t-on, par le Mot de circonstances du Ministre de tutelle, Jean-Lucien Bussa Tongba.
Le rôle de l’Aménagement du Territoire dans les projets structurants
A la suite de cette première partie de la journée, se suivra le débat sur le terrain des enjeux de fond. Après un récapitulatif introductif du modérateur, plusieurs experts et responsables sectoriels se succéderont pour démontrer comment l’aménagement du territoire doit devenir l’ossature des grands projets structurants de la RDC.
Il sera notamment question de sa contribution dans les infrastructures nationales, de son articulation avec la gouvernance minière à travers la perspective d’un cadastre intégré protégeant villages, biens communautaires et exploitation artisanale, ainsi que de son rôle dans la réduction des disparités spatiales entre provinces. Les discussions aborderont également le partenariat stratégique entre le Gouvernement et CAFI dans le cadre des réformes du secteur, avant de se pencher sur la problématique cruciale du financement de l’aménagement et sur l’ingénierie technique nécessaire à sa mise en œuvre effective. Cette orientation traduit une volonté claire : faire de l’organisation territoriale un outil d’équilibre, de justice sociale et de modernisation économique.
Les provinces au cœur du diagnostic national
Le deuxième jour, mardi 5 mai, sera largement consacré à l’état des lieux territorial à travers une lecture provinciale approfondie. Organisée par grands espaces géographiques — Kasaï, Équateur, Kivu-Maniema, Katanga, Orientale, Bandundu, Kongo Central et Kinshasa — cette séquence offrira une cartographie politique, économique et infrastructurelle des réalités locales. Chaque espace exposera ses spécificités, ses contraintes, ses besoins et ses opportunités, dans une démarche visant à construire une compréhension globale des fractures territoriales qui persistent encore en RDC. Ce passage est particulièrement stratégique, car il permettra de territorialiser les politiques publiques en tenant compte des réalités propres à chaque province, condition essentielle à une réforme crédible de l’aménagement national.
Cadre juridique, vision commune et politique nationale
Au-delà du diagnostic, la table ronde se projettera vers les perspectives d’avenir. Les participants examineront le cadre juridique et réglementaire de l’aménagement du territoire, avec une attention particulière portée aux défis institutionnels, normatifs et opérationnels qui freinent encore son efficacité. Les échanges sur la vision commune des aspects clés de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (PNAT) viseront à harmoniser les approches et à consolider une doctrine nationale cohérente, capable de guider durablement l’action publique. Ici, l’ambition dépasse la simple concertation : il s’agit de poser les fondations doctrinales d’une gouvernance territoriale rénovée.
Vers une feuille de route nationale pour la transformation
Moment décisif de ces assises, l’élaboration de la feuille de route constituera l’aboutissement concret des travaux. A travers des exposés interactifs, des mises en commun et des recommandations concertées, les participants devront produire un document de référence intégrant les priorités, les mécanismes, les responsabilités et les échéances nécessaires à la mise en œuvre de la réforme. Cette feuille de route est appelée à devenir la boussole stratégique du Gouvernement dans sa volonté de structurer le territoire national de manière harmonieuse, durable et inclusive.
Une clôture tournée vers l’action
La cérémonie de clôture, prévue mardi après-midi, ne sera pas une simple formalité protocolaire. Entre conclusions, recommandations officielles des participants et allocution finale du Ministre de l’Aménagement du Territoire, elle viendra consacrer l’engagement collectif des institutions, des experts et des provinces à transformer les réflexions en actions concrètes.
La Pros.
