La session parlementaire ordinaire d’avril doit s’achever, dans un peu plus d’un mois soit, le 15 juin prochain. On a cru qu’au cours de cette phase, tout allait être mis en branle afin de permettre aux animateurs des institutions de ce nouveau quinquennat de s’installer. Mais hélas! L’Assemblée nationale n’a toujours pas de bureau définitif. L’élection prévue aujourd’hui mercredi 8 mai avait été reportée sine die au motif que la plupart des députés étaient à l’intérieur du pays pour les élections des gouverneurs et des sénateurs. Une semaine après, le nouveau calendrier n’est toujours pas publié.
Entretemps, Vital Kamerhe qui a été élu aux primaires de l’Union sacrée, continue à tourner les pouces. Visiblement, tout est suspendu à la volonté du bureau provisoire dirigé par le doyen d’âge Christophe Mboso, candidat malheureux auxdites primaires. Le patriarche n’est plus pressé pour faire avancer le processus de mise en place du nouveau bureau.
C’est sur ces entrefaites qu’il a été annoncé la candidature de Willy Mishiki qui s’est finalement désisté de la course au perchoir. D’abord opposant aux côtés de Martin Fayulu, cet ancien vice-ministre a fini par rallier Modeste Bahati dans l’Union sacrée.
On croit savoir que cette initiative de Willy Mishiki aurait bénéficié des appuis de certains leaders au sein de cette plateforme présidentielle dans le but d’empêcher Kamerhe d’être candidat unique.
Pendant ce temps, la Première ministre doit incessamment annoncé la sortie de son gouvernement. Si cela ne se passe pas dans le temps règlementaire pour son investiture à la Chambre basse du Parlement, il va falloir envisager une session extraordinaire impliquant ainsi un coût financier supplémentaire.
Nul n’est besoin de rappeler que les institutions de la République et leurs animateurs ont trop saigné le Trésor public. Tout est au rouge. Malheureusement, c’est le petit peuple qui en paye le prix. Pour éviter à la République ce désagrément, un ultimatum de 48 heures a été accordé à Mboso au risque de le faire déchoir par la plénière s’il n’organise pas les élections du nouveau bureau.
Par contre, à la Chambre haute du Parlement, le président du bureau d’âge du Sénat Sanguma Mossai, annonce le début des opérations d’identification et d’enregistrement des nouveaux sénateurs récemment proclamés provisoirement élus par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Pour ceux qui sont en province, le bureau d’âge leur donne un ultimatum pour rejoindre rapidement la capitale, afin de passer à l’opération sus évoquée. Une centaine de sénateurs ont été élus sur la quasi-totalité de provinces de la RDC, à l’exception de six autres dont les élections n’ont pas eu lieu en raison notamment de l’insécurité.
La Pros.