24 avril 1990 -24 avril 2024, 34 ans depuis que le défunt Maréchal, Mobutu Sese Seko, a décrété le début du multipartisme mettant ainsi fin au régime monopartite du MPR-Parti Etat. Trois transitions ont caractérisé cette période avant les élections présidentielle et législatives combinées du 30 juillet 2006.
Le début du multipartisme a connu la première transition qui a coïncidé avec l’avènement de la Perestroïka et la glasnost. Le premier concept a apporté le vent de la démocratie marquée par la fin des partis uniques en Europe de l’Est et en Afrique essentiellement. Tandis que le second, plus économique, visait la transparence dans la gestion de la chose publique.
Le peuple zaïrois de l’époque qui avait marre de 32 ans de la dictature de ce fils de Mama Yemo, a réservé un accueil triomphal le 17 mai aux troupes de l’Alliance des forces démocratiques de libération (AFDL) qui venait de défaire les ex-forces armées zaïroises. L’entrée de ce mouvement de libération conduit par Mzee Laurent-Désiré à Kinshasa va sonner le glas de la première transition et en même temps, la fin du régime Mobutu qui va se réfugier à Gbadolite avant son décès au Maroc où il avait été accueilli après sa chute par son ami, le Feu roi Hassan II.
Un an seulement après l’accession de Mzee au pouvoir, ses alliés de l’AFDL vont se muer en RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) avant de lancer le 2 août 1998, une nouvelle offensive toujours à partir de l’Est. A l’ouest, Jean-Pierre Bemba avec le soutien de Museveni occupe une bonne partie du Grand Equateur. Laurent-Désiré Kabila meurt assassiné en janvier 2001.
Joseph Kabila qui lui succède, organise le Dialogue intercongolais sous l’égide de la communauté internationale. Il s’en suit une nouvelle transition de deux ans en juin 2003. Une transition élastique qui s’est poursuivie jusqu’en juin 2006 concluant la 3ème phase de la transition par les premières élections de 2006.
Désormais, la RDC va rompre avec ce cycle des transitions pour mettre le cap sur les élections. Joseph Kabila remporte la présidentielle de 2006 avant d’être réélu pour un second quinquennat en 2018. Tshisekedi lui succède en 2018 avant de rempiler pour un second mandat en 2023.
Depuis lors, l’Est qui est devenu le ventre mou de la RDC, n’a pas connu la paix. Des escarmouches signalées sous Mobutu se sont muées en véritables rébellions soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans le but d’organiser avec les multinationales les pillages systématiques du sous-sol congolais.
La Pros.