La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de plus en plus rassurante. Une manière de tordre le cou aux rumeurs distillées par le vendeur de vent sur l’éventualité du report ou de la non-tenue des élections. Plus que quelques heures séparent les Congolais de ce grand jour mémorable du mercredi 20 décembre. La centrale électorale, forte de l’appui logistique dont elle a bénéficié de l’armée égyptienne, de la Monusco et des FARDC, confirme que tous les 75.400 bureaux de vote seront en possession des matériels électoraux.
Pour cette institution d’appui à la démocratie jusqu’au jour du vote, on ne peut pas avoir 100% du déploiement. C’est le jour du vote qu’on finalise le déploiement. Et de justifier, on ne peut pas prendre le risque de déployer les matériels dans les bureaux de vote 24 heures avant.
Le 20 décembre, quatre scrutins seront concomitamment organisés par la CENI sur toute l’étendue de la RDC. A savoir la présidentielle, les législatives nationales et provinciales ainsi que les communales. Aujourd’hui, le 19 décembre à minuit, c’est le silence électoral au niveau de différents médias jusqu’à l’ouverture des bureaux de vote le lendemain. Les états-majors des partis politiques apprêtent ce qui est nécessaire en termes des témoins à déployer dans chaque bureau pour garantir davantage de la transparence de ces scrutins. L’idéal est de maintenir en éveil les partisans de différents partis et regroupements politiques.
En attendant, Félix Tshisekedi a tenu son dernier meeting à la place Sainte-Thérèse de N’Djili. Il a eu à galvaniser ses partisans dans la capitale considérée comme un fief électoral stratégique. Pour sa part, Martin Fayulu, candidat sous l’étiquette « Lamuka », a été à Lodja dans la province du Sankuru. Enfin, Moïse Katumbi soutenu par la coalition Congo ya Makasi, a choisi Kipushi pour son ultime meeting.
Pendant ce temps, Denis Mukwege joue à l’outsider en restant en lice. Il en appelle au vote sanction. Le prix Nobel congolais de la paix, a quant à lui, rendu public une déclaration lundi 18 décembre dernier pour clarifier sa position. En dépit de toutes les pressions, il a affirmé rester dans cette course à la présidentielle 2024.
Toutefois, M. Mukwege a émis une recommandation de vote très ferme à l’attention des électeurs congolais avant de les appeler à voter pour refuser avec force la guerre et être complice des manœuvres électorales ourdies par des architectes de l’apocalypse du Congo avant de conclure que le droit de vote est une « arme » que les citoyens doivent utiliser le 20 décembre pour « s’indigner et résister à ce qui s’apparente à un complot contre la République».
La Pros.