A l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail, célébrée au Palais du peuple mercredi 1er mai 2024, les travailleurs de la République Démocratique du Congo n’ont cessé de dénoncer la lutte des classes entre les patriciens et les plébéiens, l’employeur et l’employé qui sont dans une lutte permanente.
Si la date du 1er mai a été retenue pour symboliser internationalement la Journée du travail, c’est le fruit d’une lutte et d’une grande manifestation sanglante qu’il y a eu lieu en 1886 entre l’employeur et l’employé. Les ouvriers ayant droit au repos, réclamaient une journée de travail de 8heures. Parfois 10h ou 12h à raison de six jours par semaine car les ouvriers avaient donné aux chefs d’entreprise un ultimatum pour ainsi s’opposer aux capitalistes qui voulaient à tout prix que ce que les travailleurs soient aux règles du travail sans répit et sans relâche.
Dans l’enceinte du Palais du peuple plusieurs organisations du travail se sont rassemblées pour célébrer cette journée reconnue au monde comme journée dédiée aux travailleurs ;
Les travailleurs et syndicalistes du Pullman Hôtel ne sont pas restés indifférents à cette journée. Ils se sont exprimés à travers le Président Bruno en ces termes : « La journée du 1er mai est une journée exceptionnelle, parce qu’elle accorde aux employés le repos. Le capitaliste maltraite les ouvriers, le salaire est insignifiant, les ouvriers travaillent pour un maigre salaire maigre. Que les patrons traitent les ouvriers comme des humains et payent le loyer pour leurs employés.
Pour sa part, le syndicaliste Joseph Nicolas Madimba de la solidarité ouvrière et paysanne (SOPA) qui milite pour la cause noble des ouvriers est revenu sur la condition de vie de l’employé qui semble être renvoyée aux calendes grecques. Depuis lors, la lutte des classes a commencé dès lors que l’employeur considérait ce dernier comme un outil de travail, un éternel robot, une machine de travail sans repos,… l’excès du capitalisme à toujours conduit à brimer le droit du prolétaire.
«En RDC, a-t-il ajouté, la paix garantit le développement de l’emploi alors que l’Est de la République traverse des moments de chagrin alors que la sécurité et la paix doivent être garanties pour la promotion de l’emploi. Nous espérons qu’avec le nouveau Président de l’Assemblée nationale nous allons vivre la paix ».
Tandis que les syndicalistes de la Megaplast, célèbrent cette journée avec joie en indiquant que « Malgré tout ce que nous vivons comme problème, inquiétude dans nos milieux du travail, en tant que patriote, nous célébrons, certains Congolais considèrent cette journée mystérieuse tenant compte de réalités socioéconomique et les conditions du travail , pour les uns cette journée n’est pas considérée pour autres cette journée est exclusivement dédiée à la fête, nous demandons aux autorités d’ améliorer les conditions de travail parce que nous vivons c’ est au-delà de l’entendement humain prochain gouvernement de veiller aux respect strict de la loi
Rappelons que le premier mai, connu dans le nombreux pays comme la fête du travail, est une journée chargée d’histoires et de significations. Cette date, célébrée à travers le monde, est le fruit d’une longue lutte pour les droits des travailleurs et est associée à des événements majeurs du mouvement ouvrier. Les origines de cette journée remontent au XIX siècle, une période marquée par l’essor de l’industrialisation et l’émergence du mouvement ouvrier ; aux Etats Unis, dans les années 1880, les travailleurs se mobilisaient pour revendiquer une journée de travail de huit heures.
Michel Okaso